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Mayoro Racine, Ingénieur, Consultant aéronautique et spatial : « Il nous faut au moins contrôler 50% du trafic pour exister »
Vendredi 24/06/2011 | Posté par Mamadou Sane
Pour Mayoro Racine, seul un plus grand contrôle du trafic aérien par la création de nouvelles compagnies pourrait permettre au Sénégal d’exister à côté des 900 compagnies existant dans le monde.
« L’aéroport international Blaise Diagne a besoin de compagnies nationales fortes. L’inverse nous conduit vers la faillite ou le déséquilibre. Si nous voulons aller loin dans le domaine des transports aériens, il nous faut de très fortes compagnies ». C’est la conviction de Mayoro Racine, ingénieur aéronautique et spatial, et spécialiste du management des grands projet lors de la remise des « Ailes d’or » de l’Association sénégalaise des amis de l’aviation et de l’espace (Asaae) samedi dernier.
Faisant le point sur la situation du trafic national, il souligne que 90% du transport de marchandises se fait par voie terrestre, à cause du nombre très limité de Sénégalais voyageant par avion (2%). Ce qui est dit-il, insatisfaisant pour disposer d’un grand marché. « Il nous faut au moins contrôler 50% du trafic pour exister. Pour cela, il nous faut créer d’autres compagnies aériennes capables de concurrencer les grands groupes », affirme-t-il.
Faisant une lecture de la situation actuelle du trafic international, il révèle que 42 compagnies aériennes du continent se partagent moins 36 millions de passagers par an soit le 1/3 du marché, au moment où les compagnies occidentales en transportent 75 millions. « Les grandes compagnies sont en train de gagner le continent africain. Les marchés occidentaux étant saturés, elles viennent nous envahir et nous font la concurrence. Aujourd’hui, elles rivalisent chez nous », déplore-t-il. Pour donner au Sénégal un transport aérien plus dynamique, Mayoro Racine préconise le développement d’une bonne politique de marketing et de tarification, disposer d’un service juridique, avoir une division stratégique et une bonne maîtrise de la croissance. Il a aussi invité à construire un modèle économique en matière de transport aérien propre au Sénégal et l’E-technologie. Le Sénégal assure 50% du trafic ouest africain, enregistre 1 500 000 passagers pour 37 000 mouvements d’avions par an. Ce qui classe l’aéroport de Dakar loin derrière l’aéroport de Johannesburg et ceux du Maghreb.
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Par MG