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Mes souvenirs de Niakhène
Jeudi 16/09/2010 | Posté par Mamadou Sane
Voici les meilleurs souvenirs de mon séjour au village de Niakhène, dans la région de Thiès. Nostalgique de ces bons moments, j’ai pensé écrire ces quelques lignes.
Il n’est pas facile de débuter un article si ce dernier sera rempli de mots puisés du fond du cœur. Il m’a fallu me rendre à Niakhène pour vivre une expérience jusque-là sans comparaison possible.
Tout a commencé la matinée du dimanche 09 août 2009 devant le rectorat, sous la pluie. Ce jour-là, j’ai proféré des mots peu courtois à l’endroit d’un des membres de notre délégation, qui sera, ironie du sort, celui qui restera mon meilleur pote de ce séjour. Une fois à l’intérieur du bus, je découvris de nouveaux visages tout au long du voyage. Je commençais à en retenir quelques-uns. Il me restait à mettre un nom sur chacun d’eux. Pour cela, il fallait attendre d’être sur place.
Nase au début…
Au soir de notre arrivée, Malick, le chef de camp a rassemblé sa troupe pour les présentations. Des timides, il n’en manquait pas, surtout les filles. Mais cette petite réunion n’a pas suffit pour que les 50 étudiants se familiarisent. Les trois premiers jours, mis à part ceux qui se connaissaient bien avant le camp, on s’interpellait par des «sama waay» (mon ami) ou «diadieufeté», (mot d’affection et de respect). Ce qui a rendu l’ambiance un peu morne au début. Mais après les timidités de début, le camp prit une autre dimension. Et c’était parti !
Je me rappelle le réveil matinal que nous imposait Paulette au moment où le sommeil se fait le plus désirer. A l’heure du petit déjeuner, Makhary attablé dès les premières heures de la matinée, veillait à ce que tout le monde ait son bout de pain bien tartiné et son verre de café ou lait avant d’aller au boulot. Mon séjour, je l’ai partagé en gros entre la forêt classée de Ndémène, où s’activaient sous le chaud soleil mes camarades pour lutter contre la désertification et les localités où se rendaient les médecins pour des séries de consultations et d’où ils recevaient des prières comme prix de leur déplacement et de leur prestation.
…Festif à la fin
Si l’atmosphère durant tout ce camp est restée chaleureuse et conviviale, c’est parce qu’il y avait parmi nous des gens avec qui on ne saurait s’ennuyer une seconde. Je pense à Michel qui s’est fait pas mal de fans sur place, à M.B, l’homme à la guitare, à Bouggouzz et à Alain. D’interminables éclats de rires se faisaient entendre à tout instant à l’ombre de l’arbre qui nous servait de lieu de regroupement. C’est là aussi où on prenait les fameux 3 normaux que nous servait sans répit, l’humble Paco Diaz.
Je suis déjà nostalgique de tout ce brouhaha qui me parvenait à l’oreille à l’heure des repas, au retour de la forêt ou des journées de consultations à l’arrière de la 4X4 qui nous ramenait au camp. J’en oublie certainement car il y en a tellement. Ah ! Notre fameux bal poussière de clôture de notre séjour rural dans une des salles de classe de l’école primaire. Les mots ne sauraient décrire les pas de danse que mes camarades ont exécutés. Incroyable ! Surtout ceux que je pensais comme étant les plus sérieux du groupe.
Le lendemain, il fallait faire ses valises : le camp devant être levé dans l’après-midi. Les adieux ne sont jamais faciles, mais rentrer s’imposait. Pendant les 10 jours que j’ai passés à Niakhène, j’ai élargi mon cercle d’amis. Ils sont de divers horizons, chrétiens comme musulmans voire animiste. A travers chaque main que j’ai serrée, je me suis bonifié.
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Par Anonyme