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Mon expérience sud-africaine (2ème partie)
Mercredi 05/08/2009 | Posté par Sofyan17
(ou comment écrire un article qui a un titre de roman à l’eau de rose sans avoir l’envie irrépressible de s’auto-flageller de dégout)
Je n’étais rentrée à Dakar que depuis une semaine environ et voilà que Paf ! Bouba, notre-saint-patron-des-blogueurs national, m’envoie un joli (hahaha, private joke !) mail pour me dire de me dépêcher (euphémisme) de poster une suite à mon précédent article. Ceux qui prennent la peine de me lire régulièrement (honnêtement je sais pas comme vous trouvez le temps…) savent déjà qu’il y a un précédent du genre, ou j’ai eu la flemme oublié de poster le troisième et dernier opus de la saga. Cette fois-ci, que nenni, je ne vais pas vous laisser tomber, chers et désœuvrés lecteurs!
Voici, voilà la suite de mes trépidantes aventures au pays de Nelson Mandela (cela dit, en passant, Happy B-Day au vieux rocher!)… sous forme d’anecdotes parce que comme ça, c’est plus facile à lire (c’est-à-dire, moins compliqué à écrire pour moi). Anecdote n : 01, ou comment j’ai découvert (avec horreur) que la jeunesse sud-Africaine n’avait, selon moi, aucun goût pour la musique :
Le vendredi 10 juin 2009 était notre dernier vrai jour de boulot au Future Journalist Programme et donc, pour fêter dignement la fin du labeur, le groupe (comprenant 15 sud-africains de différentes universités à travers le pays, une Ghanéenne, un Nigérian et moi, la Galsen) avions décider d’aller clubber jusqu’au petit matin. Je me suis préparée avec minutie, lissant avec application mes flamboyantes mèches toutes neuves (fraîches de chez la coiffeuse) au fer à lisser, soulignant mes yeux d’un trait de crayon, rajustant mon décolleté etc., etc.… bref, autant dire que je m’étais sérieusement préparée à faire tomber le DJ à ma Converse.
Sur le chemin, toujours pas de soucis, nous chantions et dansions tous, ivres sans même avoir eu à boire, aux paroles des tubes de Beyonce, Rihanna et autres… rien de fâcheux jusque là. C’est peu après quand nous sommes finalement arrivés au Red Lounge Club que les choses ont commencé à se gâter. La salle était vide et le DJ, nous voyant débarquer, lâche le son… de la House. « Okay », me suis-je alors dite, « Panique pas cocotte, c’est juste le début des hostilités… Faut chauffer la salle, après tout, ça ne dureras pas… bientôt, tu pourras scotcher l’assistance avec ta super chorégraphie Single Ladies » (que j’avais bien sûr répétée comme une dingue devant mon miroir plus tôt dans la soirée).
Erreur… dix minutes plus tard, c’est toujours de la House qui agresse mes tympans délicats d’accro à l’Indie-Rock. Trente minutes plus tard, idem… Deux looooonnnnngggues heures plus tard, devinez quoi, surprise ! Encore de la satanée House ! Je ne veux pas faire la difficile, l’ouverture culturelle et tout ça, je suis pour à 100%, le problème n’est pas là. La chose que j’ai trouvé scandaleuse, c’est que dans cette damnée boite de nuit à la noix, ils aient eu la mauvaise idée de passer de la House en boucle, toute la nuit ! Rien qu’à y repenser, un frisson d’horreur me parcourt. Amis lecteurs, je ne sais pas si vous avez jamais eu l’occasion de venir clubber au Sénégal, mais chez moi, les DJ ont au moins la décence d’alterner les genres musicaux tous les trois quarts d’heure !
Et si on n’aime pas la House, alors? Qu’est-ce qu’on doit faire, se boucher les oreilles ???!!!
Cette nuit là, je me sentais mal, craignant de gâcher la soirée pour tout le monde en boudant sur un sofa ou aller prétendre m’amuser avec les autres sur le dance floor. Mais, un rapide coup d’oeil à mes camarades du Ghana et du Nigeria et j’ai été convaincue de ne pas être la seule à être "répugnée" (nouvel euphémisme) par la situation. En fin de compte, nous avons réussi à nous en tirer sans heurter la sensibilité de nos hôtes : sur le coup des deux heures du matin, alors qu’ils nous avaient tous abandonnés dans notre coin pour aller se trémousser un peu plus loin sur je-ne-sais quelle horreur Ravéene, mes deux compagnons d’infortune, une autre fille qui ne savait ou ne voulait pas danser, un gars trop saoul pour danser de toutes façon et moi avons discrètement, mais rapidement, rallié la sortie. Ouf ! Enfin dehors et -cerise sur le gâteau- ni vu ni connu !
Après cette traumatisante expérience, je peux vous assurer que je n’irais PLUS JAMAIS danser dans une boite sud-africaine, ça c’est promis!
Sofyan17 -
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Réactions des internautes
Mercredi 5 Août 2009, 15:03
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Je crois que chacun a son propre style de musique. Ne pensez pas par exemple que le Mbalax plait à tout sénégalais bon teint. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Laissez chacun vicre sa vie comme il le souhaite. Merci pour l'article mais j'attendais plus que ça de ton séjour Sophiane.Répondre -