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On va tout vous dire sur l’IPJ au Cesti !

Mercredi 28/01/2009 | Posté par sofyan17

Pendant neuf jours, le Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information a accueilli des étudiants de l’Institut Pratique de Journalisme (IPJ) de Paris. Sophiane fait son récit. DIAPORAMA EN ++

J’avoue qu’au tout début, lorsqu’on m’a annoncé leur venue, j’ai sérieusement traîné les pieds. Comment ?! Bouba, notre sain patron du Dakar Bondy Blog qui, tout drapé de son flegme naturel, se plante de bon matin devant moi pour décréter sans détour que j’allais devoir rater une semaine de cours… et accessoirement un week-end de glandouille ?! Jamais !! On voulait ma mort ou quoi ?!

Quand le lundi 12 janvier 2008, j’ai du me lever à 6 heures du matin pour arriver à l’heure au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) alors que les cocos en question sont arrivés deux voire trois heures plus tard, je me suis dit : « ça y est, personne ne me fera faire le moindre effort pour cette bande de "rascals"… vivement à dans dix jours ! » Ça avait, vous vous en douterez, vraiment mal commencé. A l’étage, autour de la table de notre salle de conférence, je les détaillais tous, un à un : « humm… les filles étaient plus mignonnes que moi… pas bon, pas bon du tout. » Bref, je vous passe mes élucubrations, on n’était pas en colonies de vacances : le travail avant tout !

Le premier jour, tous embarqués à bord du minibus de l’école, on a visité le quotidien national et la radio télévision du Sénégal (Le Soleil et la RTS). C’était édifiant, visiter les locaux, rencontrer les journalistes qui peuplent ces rédactions (des papys, quelques dames et des techniciens entre deux âges). On a même eu droit à assister à une situation de direct, un privilège obtenu grâce à la rencontre d’Idrissa Seck (ancien premier ministre entré en disgrâce à un moment donné) et du Président de la République au sommet de leur montagne. C’était très instructif : les temps forts se sont résumés à un chef des programmes qui courre (bon… courir, c’est un peu fort) dans tous les sens et à un patron de presse qui nous fait un monologue très, très, très long sur la liberté de la presse. Tellement long que j’ai cru que mes pied allait s’enraciner dans sa moquette. Entre nos invités et nous, le courant commençait à passer : Ousmane, toujours serviable, leur explique comment se procurer un téléphone et une puce le temps de leur séjour, des conversations naissaient peu à peu à l’arrière du minibus qui nous ramenait au Cesti. Je n’étais pas fâchée de rentrer, plus qu’une semaine à tenir…

Deuxième jour, au menu : un stage d’une journée dans un organe de presse. La loterie du Dakar Bondy Blog m’avait dispatchée à Océan FM (je n’étais pas là quand cela s’est décidé, j’étais en retard… avec préméditation !). Sauf que, quand même, le dicton qui dit que les absents ont toujours tord est vraiment vrai : au lieu d’avoir, comme tout le monde, un seul partenaire, je me retrouve avec deux personnes à chaperonner ! Heureusement pour moi, mes prières à Bouddha, la veille, sont exaucées et j’ai l’agréable surprise de constater que non seulement mes cocos sont parfaitement autonomes et accomplissent sans problèmes les taches qui leurs sont confiées, mais qu’en plus ils sont sympathiques ! Quelque part, le ciel de mon humeur venait métaphoriquement de se dégager. En une seule journée, j’ai été standardiste, reporter de mode et voix off pour un jingle… ça en jette pour une scribouillarde de presse écrite ! Il n’empêche qu’à dix-huit heures pétantes, j’ai taillé la route, trop contente de courir chez moi me cacher sous une couette. La radio n’a jamais été ma tasse de thé et il faisait froid… vive les horaires de bureau.

Troisième jour… qu’est-ce qu’on a fait le troisième jour ? Ah oui ! Troisième et quatrième jours, idem : production. En clair, on nous lâchait dans la nature. Et là, franchement j’ai été épatée, non seulement nos coco avaient des sujets ambitieux (dont l’anthologique sujet sur l’homosexualité de Laure qui a eu tout le mal du monde à mettre la main sur ses différents correspondants masculins du DBB, on de demandera pourquoi) mais en plus ils travaillaient vite… et bien. Sans jouer au fayot, un étudiant, chez nous au Cesti, il lui faut au minimum une semaine pour réaliser un reportage télé… mes cocos, ils te font la même chose et te l’emballent avec un ruban dessus en… deux jours ! Si ce n’est pas être professionnel et bien formé, ça.

Cinquième jour : visite, à Rufisque (30 km de Dakar), d’une radio communautaire. Il y a des gens qui sont braves au Sénégal, franchement. Qu’on ne revienne plus me dire que si la presse a des problèmes, c’est par manque de moyens, les mecs de Jokko FM ils ont nada comme matériel, et pourtant ils font quatre éditions quotidiennes en français en plus de celles en langues nationales. Mention spécial à Mr Mendy, notre directeur des études, qui sait apprécier la bonne musique ! Il comprendra…

Le sixième jour, on a visité l’île de Gorée. Sempiternel passage obligé à la maison des esclaves. No comment… Je suis restée dehors. C’est incroyable comment le musée de la femme, littéralement la porte d’en face, est cent fois plus intéressant alors que très peu de personnes y passent. Pour ceux qui n’ont pas remarqué, il y a des mecs qui font la traversée Dakar-Gorée tous les ans, alors le « non-retour », j’y crois moyen. Sans vouloir être offensante, bien sûr…

Les septième et huitième jours, nos invités ont fignolé leurs reportages.

Le huitième jour au soir, après un cocktail bien arrosé (pas vrai ?), ils s’en allaient.

C’était triste de les voir partir : même si c’était peu de temps, travailler aux côtés de quelqu’un, apprendre à le connaître, ça tisse des liens.

Au revoir l’IPJ, et à bientôt !

Sophiane Bengeloun


Diaporama r
éalisé par les Apprentis de l'IPG

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