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Pénurie de sucre à Dakar : les prix flambent et inquiètent les ménages

Mercredi 02/12/2009 | Posté par Ousmane Diop

Le sucre est en passe de devenir une matière rare à Dakar. Car, depuis quelques jours, il est devenu presque introuvable dans la capitale.

Partout à Dakar, le sucre est hors de vue. Une première depuis plusieurs années, si l’on en croit les témoignages de certains habitants de la capitale. 

«Depuis que je vis à Dakar (10 ans), c’est la première fois que je remarque cette pénurie du sucre.  Cela fait maintenant trois jours (vendredi) que ma femme me dit qu’elle ne peut pas en trouver, et dans toutes les boutiques du quartier où elle s’est rendue, elle n’y a rien trouvé qui y ressemble», confie Alassane Doucouré, un habitant du quartier populeux de Cheikh Wade à Guédiawaye, en banlieue dakaroise.
Et comme c’est souvent le cas, lorsqu’un produit est en manque, les commerçants en profitent pour faire flamber les prix, comme l’a constaté cette femme d’une trentaine d’années qui habite dans le même quartier, affublé du sobriquet de Ndoya. Et selon elle, «les boutiquiers n’attendent que ce genre de situation pour taxer les clients des prix qui dépassent la limite du normal». «Voilà deux jours que le boutiquier qui est en face de ma maison me vend le kilogramme du sucre à 650 FCFA (1 euro), alors que d’habitude je ne l’achetais qu’à 550 FCFA (0,83 euros). C’est de l’injustice et les autorités doivent faire quelque chose car ça ne peut plus continuer ainsi», peste-t-elle. Elle sera réconfortée dans cette thèse par une autre dame qui habite dans la banlieue, mais cette fois-ci à la Cité Fadia, aux Parcelles Assainies. Et elle ne fait pas dans l’amalgame pour dire que «c’est un coup monté pour augmenter les prix». «Nous ne sommes que des victimes d’une machination qui nous dépasse. Il ne peut pas y avoir de pénurie de sucre en ce moment. C’est impossible. Il y a tout simplement des gens qui sont prêts à tout faire pour se remplir suffisamment les poches, en augmentant le prix du sucre», dénonce-t-elle.
Mais les ménages ne sont pas les seules victimes car, en plus de cela, les amateurs du thé sont maintenant obligés de faire des mains et des pieds pour avoir ce produit indispensable à la préparation de leur «boisson» préférée. C’est ainsi le cas de cet étudiant de  l’Ecole supérieure polytechnique de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. «Maintenant,  pour faire le thé dans ma chambre [ndlr: sur le campus], je suis obligé d’aller jusqu’à la Gueule Tapée (quartier situé près de l’université), ou de venir à la boutique qui est en face de la cité Claudel (cité des filles) pour avoir du sucre. Et même pour cela, ce n’est pas sûr d’en trouver car il y a beaucoup d’étudiants qui sont dans la même situation que la mienne et ils peuvent me devancer et acheter le sucre qui restait», regrette-t-il sous le couvert de l’anonymat.
Cependant, du côté des commerçants, ils font mine de ne rien comprendre et  dégagent d’un revers de la main toutes ces accusations de la part de la clientèle. Et selon l’un d’eux, répondant au nom de Sérigne, les commerçants ne sont fautifs en aucune manière. «Nous ne faisons qu’acheter le sucre en gros pour le revendre. Mais depuis quelques jours, il se trouve que le prix habituel avec lequel nous l’achetions a augmenté et, pour ne pas perdre, nous sommes obligés d’augmenter nous aussi le prix de vente pour avoir un bénéfice, aussi minime soit-il», se défend t-il.

Ousmane DIOP  
 

Ousmane Diop -

Réactions des internautes

Anonyme
Mercredi 2 Décembre 2009, 19:05
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 Les semaines à venir seront très salées

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