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Place de l’Obélisque : deux générations musicales en ébullition

Mercredi 15/12/2010 | Posté par Gata Doré

Sous la fièvre du 3ème Festival mondial des Arts Nègres, deux générations musicales africaines esquissent leurs talents dans une atmosphère électrique. Les orchestres ‘’les Bantous de la capitale’’ et le Bembeya Jazz national de Guinée prennent le public en haleine. Et ce, face à la nouvelle génération représentée par Angélique Kidjo (Bénin) et Wyclef Jean (américano-haïtien).

Dans ce combat rude à la place de l’obélisque, c’est le public mélomane qui sort vainqueur après plus de cinq heures de spectacles. Avec une mosaïque musicale, ''les bantous de la capitale'' coupent le souffle du public. Les tubes de la rumba congolaise, la salsa afro-cubaine, du coupé décalé ne sont pas en reste. Une confirmation totale du dicton : « c’est dans les vieilles marmites qu’on prépare des bonnes sauces ». Cet orchestre mythique congolais créé le 15 août 1959 passe la main sans interruption à son cadet ‘’le Bembeya Jazz national de Guinée’’ (créé en 1961).  
 

 Le Bembeya Jazz, accompagné de celui que les américains nomment « Sekou Diamond Finger » (Sékou le doigt en diamant), berce le public par des chansons entrecoupées de brefs rappels historiques des grands résistants africains. La foule en liesse se laisse emportée sur une autre page historique. Des cris sporadiques d’adhésion totale se font entendre de partout sans exception (jeunes et adultes).
 

Après 1h 45mn de révision du passé, place est faite à la nouvelle génération. La chanteuse béninoise Angélique Kidjo crée de l’électricité dans l’air avec sa voix aiguë, perçante et vibrante dans les coulisses du podium avant son entrée en scène. Une fraction de seconde après, la voilà, Angélique Kidjo en personne, faisant un jeu de rein dans une robe de pagne à sa juste mesure. Elle casse la baraque par une rotation sur elle-même avec des étirements de poitrine, de rein et d’épaule, et ce, dans une atmosphère emblématique. Les deux ruelles qui prennent en tenaille la place de l’obélisque sont occupées par une foule de mélomane et quelques commerçants ambulants qui ont l’ambaras de choix entre suivre le spectacle et vendre des articles. Angélique Kidjo met à profit le côté cérémonial pour faire passer le message. « Nous africains, nous devons être fiers de nous via tout ce qu’on a donné au monde (Amérique, Europe, Asie) sur tous les plans. Nous devons nous unir et accepter l’autre avec ses différences, c’est là notre richesse ». Elle entonne avec le public des tubes faisant allusion à la paix, à l’Afrique et à Touba.
 

0h 15mn, entrée du phénoménal Wyclef Jean avec un rythme musical métissé (afro-américain). Toujours le drapeau haïtien au cou, Wyclef déchire le public avec le tube ‘’Diallo Diallo’’. Un échange fraternel de foulards, de casquette et de chemise lui donne une image d’un vendeur ambulant d’article de seconde main. Une excitation réciproque le pousse à descendre du podium pour nouer davantage de proximité avec son public. Chose, qui fut éphémère sous le joug de ses « gros bras rapprochés ». Fraternité musicale oblige, Wyclef Jean invite Nix (rappeur sénégalais) pour une poignée de minute de rap. Et le tout sous l’œil vigilant du public enthousiasmé et des autres artistes locaux.   

Gata Doré -

Réactions des internautes

Anonyme
Mercredi 15 Décembre 2010, 10:13
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 C'était vraiment du délire, je me revis les grands moments à la lecture du papier du Dakarbondy blog. du courage les gars, un jour viendra qu'on parlera de vous.

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