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Pourquoi les financiers ne vous parleront JAMAIS de dévaluation
Jeudi 14/05/2009 | Posté par sofyan17
Le Franc CFA va t-il cesser d'être arrimé à l'euro, ce qui équivaudrait à une dévaluation ? A l'Hotel Méridien où se déroule les Assemblées Annuelles de la BAD, les officiels assurent que non mais, dans les couloirs, se murmure une toute autre version des faits. Sophiane s'est demandé si on nous ment
L’arrimage de notre monnaie à l’euro, alors que le dollar reste à un taux très bas, fait souffrir les pays de la zone CFA, d’où l’inquiétude des experts. Deux courants s’affrontent sur le sujet: il y a ceux qui défendent la parité et la garantie de stabilité qu’elle apporte aux 14 pays de la zone CFA… et les autres, pour qui le taux fixe entre les deux devises demeure le principal responsable du déficit des balances commerciales.
Dès la première heure du premier jour des Assemblées de la Banque Africaine de Développement, nous avons compris que ce thème de la parité CFA/Euro était le Dark Vador de ces Assemblées, répandant sur son passage l’inquiétude et la consternation, à tel point que l’on n’ose pas en parler en public, mais seulement dans les couloirs ou à huis clos. Vous ne trouverez aucun financier pour annoncer une possible fin de la parité : j'ai essayé d'en parler au Ministre sénégalais de l'Economie et des Finances, aux Gouverneurs de la zone Franc CFA, au Directeur de la BOAD... tous tiennent à rassurer, à affirmer et à réaffirmer qu’une dévaluation n’est pas à l’ordre du jour et qu’il ne faut surtout pas s’affoler… à tel point que cela en devient louche, très très louche.
Il faut avouer que la majorité des gens, moi y compris, sont quelques peu perdu dès que l’on prononce des mots comme « ajustement structurel » ou « parité », une chose assez triste vu qu'une dévaluation aurait un impact indéniable sur le cours de nos vies. Alors vers qui se tourner pour y voir plus clair ? Du coté de la salle de presse, parmi les journalistes, on m'explique que la dévaluation est peu probable dans l'immédiat mais qu'elle est indiscutablement un sujet de réflexion.
Ils m'expliquent aussi que le problème est que, comme d’habitude, on ne va pas le voir venir. Un grand responsable d’Africa N°01 me raconte la dernière dévaluation en 1994 où il avait failli devenir millionnaire... avant que la dévaluation ne ruine son rêve de grandeur. Cet argent, il aurait pu le garder s'il avait placé son argent à l'étranger à temps, mais ne voulant pas se laisser berner par les rumeurs, il avait fait confiance à la version officielle des faits qui niait toute dévaluation. « Ne te leurres pas », me dit-il « dans le milieu de finance, la bonne info circule. Il y en a pas mal qui se dépêcheront de planquer leur argent à l’étranger à la moindre évocation d’une dévaluation ».
En plus de paralyser nos économies locales, cette fuite de capitaux, que veulent à tout prix éviter les officiels en niant toute vélléité de dévaluation, porte préjudice aux populations en ce sens qu’elle est fondamentalement injuste : l'homme de la rue ne sait pas à quoi s'attendre. Je conclurais donc sur ce dicton populaire : « la vraie connaissance est de savoir où trouver la connaissance ». La bonne information est ce qui fait et défait le monde, à bon entendeur...
sofyan17 -
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Réactions des internautes
Mardi 23 Juin 2009, 07:48
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devaluation du CFA
BOnjour,Le blog de Yoro m'a menée au votre. Et je convient avec vous que le CFA est de plus en plus relégué à le dernière place des monnaies auquelles les pays développés on envie d'être associés.
Quand il y a quelques années vous pouviez échanger vos CFA à l'aéroport avec votre départ ou en entrant sur le territoire français, il faut aujourd'hui faire le tour de plusieurs endroits avant de réussir à faire le change, si vous réussissez!!
Désormais, les africains préfèrent utiliser l'euro sans les avantages qui vont avec. C'est comme dans certains pays anglophones où l'ont préfère le dollar à la monnaie locale.
Ce n'est pas une surprise. Cela a toujours été ainsi et la dégringolade continuera surtout avec la crise que connait le monde.
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