Dakar Bondy Blog Dakar Bondy Blog Neuilly Bondy Blog Lausanne Bondy Blog Business Bondy Blog Bondy Blog Lyon Bondy Blog Marseille Bondy Blog

RUBRIQUE :

Saliou Ndiaye attendu au tournant

Samedi 16/10/2010 | Posté par Papa Keita

Fraichement promu recteur de l’université de Dakar, Saliou Ndiaye semble avoir du pain sur la planche. Les délégués avec qui il aura à croiser le fer affichent déjà leurs prétentions.

 

L’annonce du départ d’Abdou Salam Sall de son poste de recteur ,s’est répandue comme une trainée de poudre à l’université Cheikh Anta Diop. A la cité Claudel, ils étaient nombreux, les étudiants à commenter la mesure.

Diène Faye, la trentaine épanouie, étudiant à la Faculté des Sciences, estime que le nouveau recteur doit tout faire pour instaurer la du dialogue. En veillant surtout à mettre de côté le reflexe du parti pris pour telle ou telle amicale.

«Saliou Ndiaye doit être équidistant de toutes les amicales. Il doit prêter une oreille attentive à toutes les sensibilités», informe-t-il adossé à un mur. Réputée pour être un point chaud, l’université de Dakar a vu de nombreux recteurs passés. Chacun avec des fortunes diverses. Kader Boye, Moustapha Sourang, Abdou Salam Sall et tout récemment l’ancien doyen de la Faculté des Sciences et des Lettres, Saliou Ndiaye.

Sensiblement du même âge que Diène Faye, Mamadou Lamine Dia, lui, par contre prêche pour sa propre chapelle. Délégué à la Faculté de Droit, il déroule une longue liste de doléances qui dormaient dans les tiroirs du recteur sortant.

«Depuis quelques années, nous luttons pour la réhabilitation de nos amphithéâtres. A cela s’ajoute, la clôture de la Faculté», souligne-t-il. «Nous espérons qu’avec le nouveau recteur, ces vielles doléances ne seront qu’un mauvais souvenir», poursuit-il.

Refusant de s’aventurer trop sur la gestion d’Abdou Salam Sall, Mamadou Lamine Dia dit que l’important, c’est d’avoir un boss qui fait l’affaire des étudiants. Selon lui, «les institutions demeurent et les hommes passent».

Autre lieu, autre ambiance. Au pavillon B4, il règne une ambiance bon enfant. Ndème Dieng et ses camarades discutent de tout et de rien. Etudiant en 2ième année de Géographie, il a accueilli positivement la nomination de Saliou Ndiaye. Et espère qu’avec lui, sa Faculté retrouvera son amicale dissoute en 2006 suite à des incidents entre étudiants. «Nous souhaitons la réhabilitation de la Faculté des Lettres. Nous avons beaucoup souffert de son absence», informe-t-il.

En effet, depuis la dissolution de la Faculté des Lettres a vu son quota de lit qui était estimé à 1200 dégringoler jusqu’à 900. En plus de cela, beaucoup étudiants n’ont pas pu être orientés durant ces deux dernières années dans la dite Faculté.

Même son de cloche chez Mamadou Korka Diallo. Pour lui, la Faculté des Lettres doit être rétabli dans droits au plus vite. Etudiant en 2ième année au département d’Histoire, il connait bien le nouveau recteur pour l’avoir eu comme professeur. «Il m’avait comme professeur de Travaux dirigés, j’espère qu’avec lui l’université se stabilisera», optimise-t-il.

Outre la réhabilitation des la Faculté des Lettres et l’amélioration des conditions sociales et pédagogiques, les étudiants interrogés ont milité pour la grâce pour leurs six camarades exclus par la commission de discipline de l’Ucad.

«Je suis pour la grâce des camarades exclus», plaide Bolly Galissa, étudiant à la Faculté des Lettres.

« Ils ont certes poussé le bouchon trop loin dans leurs revendications, mais je suis pour la clémence du recteur », ajoute Mamadou Lamine Dia.

Papa Keita -