RUBRIQUE :
Secteur privé, moteur du développement
Vendredi 29/10/2010 | Posté par Papa Keita
Après deux éditions organisées à Marrakech, le Forum africain des infrastructures (Fai) s’est déplacé à Dakar. Cette année, l’accent a été mis sur l’initiative du Partenariat public-privé (Ppp) comme moteur du développement.
Cinquante ans après les indépendances, le gap en matière d’infrastructures routières, ferroviaires de l’Afrique est manifeste et saute aux yeux. Et pour sortir de ce marasme chronique, la troisième rencontre annuelle du Forum africain des infrastructures (Fai), qui s’est ouverte à Dakar, s’est essentiellement penchée sur l’élaboration d’un certain nombre de principes sous-jacents nécessaires à l’établissement d’un cadre juridique, politique et économique. Et l’un des axes majeurs de ce principe demeure : le Partenariat Public-privé (Ppp).
Désormais, tous les Etats africains de l’Ouest et du Centre, du Nord et du Sud, sont condamnés à se conformer à ce nouveau schéma des trois P. Fini l’ère de la toute puissance de l’Etat centrale qui régente tout autour de lui. Les temps ont visiblement changé. Ceci pour deux raisons. D’une part, ce partenariat est devenu une exigence des bailleurs de fonds, qui tiennent les cordons de la bourse. Et d’autre part, la plupart des Etat africains sont dos au mur à cause de la rareté des ressources et de l’étendue de leurs chantiers : éducation, santé, etc. Laissés à eux seuls, ils ne peuvent rien faire.
Par conséquent, le recours au secteur privé semble être la voie de salut pour eux. Ce que peut faire une personne, deux le feraient encore mieux, dit-on, pour reprendre une vielle boutade sénégalaise.
«Le partenariat public privé est incontournable. Il est d’une importance capitale pour le développement économique et social des pays africains en ce qu’il est le meilleur moyen de faire face aux dures conditions de financement imposées par les bailleurs de fonds», estime Mohamed H’midouche, représentant résident de la Banque africaine de développement (Bad.)
Pour lui, l’Afrique est un continent en «chantier» qui «bouge» et par conséquent, elle doit tourner son regard vers le privé pour être dans le peloton des continents en émergence. Même sentiment chez le secrétaire général du ministère des Infrastructures et de la Coopération Internationale, Boubacar Camara.
A ses yeux, l’Afrique à deux défis têtus à relever. L’indépendance énergétique et une bonne politique en matière d’infrastructures en quantité et en qualité. L’énergie et les infrastructures, croit-il, sont les deux colonnes vertébrales de tout processus de développement. Et pour ce qui est de l’initiative public-privé, il souligne que le Sénégal est un cas d’école à imiter. «La construction de l’autoroute à péage est un signe manifeste que le Sénégal est en avance en ce qui concerne le partenariat public-privé», remarque-t-il.
Commenter l'article


Par Anonyme