RUBRIQUE :
Sitor en terrain miné
Lundi 21/12/2009 | Posté par Papa Keita
Sitor Ndour au Coud ? Son passage ne sera pas une promenade de santé. Quelques mois après sa prise de fonction...
Il n’est pas encore 9h et le soleil est à son zénith. Un calme plat règne sur le campus social. Daour Sow, 62ans, adjoint au chef du service secours et incendie, vient tout juste d’entamer sa journée.
D’emblée il m’avoue ne pas connaître le nouveau DG du COUD (Centre des œuvres universitaires de Dakar), mais me signale d'emblée qu’ils sont mal lotis en logistique pour effectuer convenablement le travail attendu d’eux.
«L’accent doit être mis sur la logistique, car nous assurons la sécurité des étudiants jour et nuit avec des moyens limités», assure-t-il. En effet, le campus ne dispose que de deux agents pour parer aux éventuels incendies. «Le personnel d’intervention doit être revu à la hausse», plaide-t-il.
Non loin de dudit service se trouve la menuiserie. C’est là où les étudiants réparent leurs chambres en cas de dommage. Ici, les attentes sont : la revalorisation des salaires du personnel et l’amélioration des conditions de travail.
Moussa Ndione, qui capitalise 30 ans d’expérience au COUD, sait bien que quiconque, les maux dont souffrent cette institution. Pour lui, le nouveau directeur doit privilégier le dialogue par dessus tout. «Certes je ne dirai pas que rien n’a été fait pour nous, mais j’espère que Sitor améliorera nos conditions de travail en nous octroyant des tenues de travail et un car pour nos déplacements» avance-t-il.
Selon Moussa, c’est le nombre pléthorique d’étudiants qui complique davantage leurs tâches. «Il faut qu’il se batte pour construire d’autres pavillons pour désengorger les chambres. Une seule serrure ne peut supporter plusieurs clés à la fois», fait-il remarquer. A l’université de Dakar, il n’est pas étonnant de voir plus de cinq étudiants loger dans une chambre. Alors que la norme le fixe à deux.
Autre parent pauvre qui attend de l’assistance : c’est le service sport. Même si les textes ne l’obligent pas à mettre la main à la poche, les différents directeurs lui ont apporté soutien à des degrés variables.
Si Sada Ndiaye (ancien DG) a été un mécène, ce n’était pas le cas pour Iba Gueye (le DG sortant), assure le président du DUC (Dakar université club) Youssouph Camara. « Si le DUC tient debout, c’est parce que j’injecte mon argent dedans. Nous espérons une amélioration de la situation », informe-t-il.
Autre lieu autre ambiance. La cité Claudel (cité des filles) grouille de monde. La plupart des délégués des amicales logent ici le temps de la réouverture du campus social. Si Sitor a du souci à se faire, c’est avec eux.
Pour Mamadou Sané et Henry Ndong respectivement délégués à la Fac Droit et Médecine, Sitor doit instaurer un climat social paisible, s’il veut nouer une bonne entente avec eux.
« Sa réussite dépend d’une saine collaboration avec les étudiants. La méthode de diviser pour mieux régner ne lui apportera que soucis », avertit Henry.
Commenter l'article


Par MG