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Situation des militaires libérés

Mardi 03/11/2009 | Posté par Ousmane Diop

Un rêve de «Diambars» tombé dans le piège

Le bataillon des jeunes qui s’engagent dans l’armée est de plus en plus important. Mais après deux années de formation, notamment trois mois dans «l’enfer» de Bango (à Saint-Louis, dans le nord), beaucoup d’entres eux ne sont pas retenus et sont libérés. Sans compensations. Une triste réalité qui enregistre chaque année de nouvelles victimes. De là à se demander si le problème préoccupe vraiment les autorités de la république.

Les jours se suivent et se ressemblent pour ces anciens aspirants à l’uniforme de «Diambars» [l'appelation donnée aux militaires]. Libérés sans aucune indemnité, encore moins une assistance, après près de deux années passées dans le service militaire, ils sont de plus en plus nombreux à venir gonfler le club «non restreint» des chômeurs du Sénégal. Partis à Bango (Ndlr: camp de formation des militaires) avec l’espoir d’avoir une vie meilleure à la fin de leur formation – réputée trop dure -, ils en ressortent souvent avec un rêve brisé et une  «réintégration» difficile.

À l’instar d’un échantillon des «victimes» de cette mésaventure, A. S, O. L et G. N, habitants dans la banlieue de Dakar, sont tous d’anciens pensionnaires de Bango, où ils ont séjourné pendant quatre mois avant d’être affectés dans un des nombreux corps que comptent l’Armée. Le premier comme le second, libérés depuis le 1er septembre 2008, mènent une vie mouvementée depuis lors. A. S, âgé de 23 ans, est aujourd’hui au chômage. Et lorsqu’il évoque son passage dans les rangs de l’Armée, c’est une désolation absolue qui se lit sur son visage, même s’il déploie moult efforts pour ne pas laisser apparaître cette impression. «J’ai été libéré sans avoir rien reçu, à part un certificat de bonne conduite, un livret militaire et un permis de conduire», confie-t-il. Après cela, leurs «libérateurs» leur ont conseillé de continuer à réviser – pour ceux qui ont un niveau d’études - et à s’entraîner pour préparer les concours dans l'espoir d'êtres des officiers (Police, Gendarmerie, Douane). 

Quand à O.L, le quotidien n’est pas non plus l’un des meilleurs pour un adolescent de sa trempe. Agé de 25 ans, il est obligé de bouger dans tous les sens pour que ses deux années passées dans l’armée ne tombent pas à l’eau. Pour se faire, il suit une formation en garde rapprochée, «pour revigorer mon CV», dit-il. En effet, lorsqu’il était dans l’armée, il a eu la chance d’obtenir un diplôme d’aide infirmier, après avoir bénéficié d’une formation en qualification d’emploi. Ce qui lui permet aujourd’hui  d’avoir des connaissances en matière de santé. Enfin, pour ce qui est de G.N, aujourd’hui âgé de 23 ans, il s’entraîne pour ne pas perdre la forme, espérant que la prochaine date pour le concours de la gendarmerie sera pour bientôt. Mais en attendant, il a troqué ses bottes contre des godasses et évolue présentement dans l’équipe de Navétanes de son quartier.

Toutefois, les cas de ces trois jeunes ne constituent que l’arbre qui cache la forêt où s’embourbent des milliers d’autres. Certains, sans qualification pourraient être tentés par l’obtention du gain facile en empruntant le chemin de la délinquance. Aidés en cela par des techniques de combat apprises dans l’armée et qu’ils pourraient utiliser à mauvais escient. Et dans ce cas, les autorités qui les ont enrôlés avant de les «jeter» sans aucune compensation sauraient-elles leur reprocher le fait qu’ils décident d’attenter à la vie d’honnêtes citoyens? Et à observer de près les nombreuses séries d’agressions quotidiennes, les vols et cambriolages avec armes, nos gouvernants feraient mieux de tirer la sonnette d’alarme. Et lorsque les meurtres froids de plus en plus fréquents s’y ajoutent, cela devient confus, voire inquiétant.
                                                                                                                               Ousmane DIOP

Ousmane Diop -

Réactions des internautes

Anonyme
Dimanche 8 Novembre 2009, 18:16
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je pense qu'il n'y a pas sujet plus inquiétant que ça vraiment les autorité de ce pays devrait revoir la situation de ces militaires libérés au moins pour une réinsertion pour moi c'est de l'abus que d'engager quelqu'un pendant 2 ans et ensuite de le mettre dehors sans rien 

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GAYE
Lundi 9 Novembre 2009, 15:07
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Rien de plus normal
 Il n'y absolument rien de choquant. L'armée n'a pas vocation a comblé le chomage ou à servir de refuge .
Ils ont été formés, ils n'ont jamais vocation à etre  retenu donc c'est un non sujet.

Et il n'y a rien à recevoir quand on s'en va. Je ne comprends pas ce post, un faux sujet

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