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Soro appelle les Ivoiriens à faire leur révolution
Lundi 21/02/2011 | Posté par Papa Keita
Le Premier ministre, Guillaume Soro, a invité les Ivoiriens à faire leur propre révolution à l’instar des Tunisiens et Egyptiens, pour déloger Laurent Gbagbo d’un pouvoir qu’il usurpe depuis le 28 novembre dernier. Pour ce faire, il préconise l’usage massif des nouvelles technologies.
La révolution du « Jasmin » en Tunisie et celle égyptienne, avec à la clé le départ des deux présidents, Ben Ali et Hosni Moubarak, commencent à faire tache d’huile sur le continent. Et il ne serait pas surprenant de voir pareille situation se produire en Côte d’Ivoire. D’ailleurs, pour déloger Laurent Gbagbo qui s’agrippe toujours à un pouvoir qu’il a perdu depuis le 28 novembre dernier, Guillaume Soro, le Premier ministre du Président démocratiquement élu, Alassane Dramane Ouattara, invite ses compatriotes à s’inspirer des cas tunisien et égyptien.« Le peuple de Côte-d’Ivoire a les moyens de faire sa propre révolution. L’histoire nous positionne dans une situation d’opérer cette révolution », a-t-il notamment indiqué. Pour Soro, les nombreuses médiations entamées jusque-là n’ont rien donné. Et les chances de voir quitter Gbagbo pacifiquement se réduisent comme une peau de chagrin. « Nous n’avons pas besoin d’attendre l’Union africaine ni la Cedeao pour faire la révolution. En Egypte et en Tunisie, les peuples se sont levés pour faire leur propre révolution, sans attendre le coup de pouce d’aucune organisation internationale », soutient-il, assis à côté du ministre des Affaires Etrangères de Ouattara, Gervais Kacou.
Déclinant les contours que va prendre cette révolution, Guillaume Soro fait savoir qu’ils s’appuieront essentiellement sur les nouvelles technologies. Du téléphone portable aux réseaux sociaux, tout sera mis en œuvre pour mobiliser la population, mais particulièrement pour capter des images de militaires qui seraient tentés de tirer sur la foule désarmée. Cet appel à la révolution, Soro sait bien qu’il n’est pas sans conséquence. D’ailleurs, les militants de Ouattara en savent quelque chose. Lorsqu’ils avaient voulu marcher sur la Radio télévision ivoirienne (Rti) et la Primature, cela s’était terminé dans un bain de sang. « Toute révolution a un prix », concède Guillaume Kigbafori Soro. Toutefois, indique-t-il, toutes les mesures seront prises pour minorer le nombre de morts.
« Nous sommes en face de deux situations : la résignation ou l’action. Moi, je considère que nous devons affronter l’adversité pour imposer la démocratie en Côte-d’Ivoire », remarque-t-il. Outre l’asphyxie financière qui commence à faire ses effets avec la fermeture des banques (Bnp Paris et la Citybank), plongeant la population dans la détresse, Soro est convaincu que bientôt l’armée sur laquelle compte Gbagbo va le lâcher. Et la manœuvre a déjà débuté. Des officiers, fait-il savoir, sont en train de rallier le camp du Président élu. D’autres par contre, intimidés, tardent à le faire.
Mieux, poursuit-il, contrairement à certaines informations qui ont été distillées çà et là, l’armée n’est pas totalement acquise au camp Gbagbo. A preuve, lors de l’élection du 28 novembre dernier, 63% des militaires ont voté pour Alassane Dramane Ouattara. La vérité est que Gbagbo sentant le vent tourner en sa défaveur a créé au sein des Forces armées nationales de la Côte-d’Ivoire (Fanci) des structures parallèles surarmées. Laissant le gros de la troupe sans moyens de défense conséquents.
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Par Anonyme