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Sortir les enfants de la rue
Lundi 20/06/2011 | Posté par Papa Keita
La Journée de lancement de la Quinzaine de l’enfant africain s’est lancée. Du 16 au 30 Juin prochains, le Thème « tous ensemble pour des actions urgentes en faveur des enfants de la rue » sera débattu sur l’ensemble du territoire sénégalais. Surtout quand on sait que plus de 70 000 enfants errants passent leur vie dans la rue, s’adonnant à la mendicité ou au travail au Sénégal.
Des enfants vêtus de haillons, pieds nus et parfois même le corps recouvert de plaies, c’est en substance le décor qui prévaut dans la plupart des rues de nos Villes. Ayant entre 4 et 10 ans, ils portent pourtant sur eux, la lourde tâche de se trouver à manger; et pire, de rapporter de la nourriture à ceux qui sont censés les protéger. Quand les statistiques montrent que l’Afrique de l’ouest compte le plus grand nombre d’enfants travailleurs, il n’est pas alors superflu de se demander si les actions menées jusque-là pour abréger la souffrance des enfants ont porté leurs fruits.
Ces enfants de la rue sont à l’honneur, cette année, de la 21e édition de la Quinzaine de l’Enfant africain, avec pour thème « tous ensemble pour des actions urgentes en faveur des enfants de la rue ». L’ampleur du phénomène au Sénégal est tel que le ministre de la Petite Enfance et de l’Enfance, Ndéye Khady Diop, dira que « plus de 70 000 enfants mobiles passent leur vie dans la rue et s’adonnent à la mendicité et au travail. 7.600 enfants mendiants ont été recensés dans la région de Dakar en 2007, dont 90% sont des talibés (Ndlr : 42% proviennent des pays limitrophes); 23% des enfants âgés de 6 à 7 ans seraient impliqués dans les activités économiques ».
Pour la représentante du Parlement national des enfants, le problème de cette couche vulnérable est un fait majeur, qui découle de l’État, du manque de vigilance et du désengagement des parents face à la pauvreté. « Il faut lever les tabous et prendre des mesures contre les atrocités que vivent les enfants de la rue », affirme Khadija Ndiaye. « L’heure est grave et il faut agir pour éradiquer ce fléau », dit-elle.
Même son de cloche chez Mamadou Wane, représentant de la Plate-forme pour la Protection et la Promotion des droits humains. Il déclare que la présence des enfants dans la rue est une anomalie. « Le retrait des enfants de la rue est urgent. Il faut l’application des lois et une justice amie des enfants, pour que des phénomènes comme celui des enfants maltraités de Kaolack ne se reproduisent plus », plaide-t-il. Certains proposent une modernisation des « daara » (écoles coraniques) ; d’autres, l’interdiction de la mendicité des enfants. Dans tous les cas, ce qui est sûr c’est que sans actes concrets, ce calvaire des enfants risque de perdurer.
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Réactions des internautes
Samedi 2 Juillet 2011, 13:19
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Quand y arriverons nous ?
Quand aurons-nous le courage de faire cesser l'odieuse exploitation de ces enfants par de prétendus marabouts ?
Quand, oserons-nous prendre nos responsabilités et garder nos enfants dans nos foyers et leur donner l'amour, l'éducation, la sécurité dont ils ont besoin ?
Nous sommes tous responsables de cette injustice. Car nous ne réagissons pas, ces enfants sont devenus comme des décors de nos rues que l'on voit sans réellement les voir. L'on s'est tellement émue de leur sort, sans aller plus loin, que finalement l'on préfère donner la petite pièce de 50 ou 100 francs. Cette pièce perpétue le mal. Elle enrichie les exploitants de ses enfants.
Qui aura le courage d'interdire la mendicité des enfants ?
Merci pour cet article de rappel, puis-je le mettre dans mon blog, en citant l'auteur et la source ?
Le lien du blog : www.gerer-sa-famille.com
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