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SOS pour le parc du Niokolo Koba

Mardi 01/03/2011 | Posté par Mamadou Sane

Le gouvernement va débourser un milliard de Fcfa pour revaloriser le parc du Niokolo Koba inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril par l’Unesco en 2007.

Une enveloppe d’un milliard sera dégagée par le gouvernement pour faire face à la dégradation progressive du parc national du Niokolo Koba situé dans la partie orientale du pays. L’annonce a été faite hier par le chargé de mission de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Racine Kane, lors d’une rencontre avec le Réseau des parlementaires pour l’environnement à l’Assemblée nationale. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril en juin 2007, en Nouvelle Zélande, lors  de la 31e session du Comité permanent du patrimoine mondial de l’Unesco, le parc du Niokolo Koba connait une modification profonde depuis quelques années.

Le parc national du Niokolo Koba est de l’avis des parlementaires un échantillon représentatif de la diversité biologique sénégalaise regorgeant 80 espèces de mammifères, 330 espèces d’oiseaux, 60 espèces de poissons, 36 espèces de reptiles, 1500 espèces de plantes entre autres. D’une superficie de 913.000 ha, le parc a subit durant ces dernières décennies divers facteurs dénaturant d’ordre climatique et anthropologique avec le braconnage, les feux de brousse, l’empiètement et la divagation. Conséquence, il a connu une profonde modification de son potentiel de biodiversité. S’y ajoutent, indiquent-ils, les carences d’ordre institutionnel, logistique avec des agents sous équipés, et financier qui n’ont pas permis de renverser cette tendance de dégradation qui s’empire d’année en année. « Le parc Niokolo Koba que je connaissais en 1971 est tout à fait opposé à celui de nos jours. La différence est affligeant à la limite», déplore Alioune Diagne Mbor, président de l’Association sénégalaise des amis de la nature (Asan) qui estime qu’il est temps d’agir avant que la situation ne devienne plus critique.

Après avoir regretté le visage qu’offre actuellement cette réserve de biodiversité inscrite patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, Mamadou lamine Thiam, président du Réseau des parlementaires pour l’environnement au Sénégal (Repes) a exprimé la nécessité de mettre sur place un plan visant à trouver une alternative aux populations riveraines qui s’adonnent à des pratiques mettant en péril les ressources du par et à mieux équiper les agents chargés de sa protection.

Mamadou Sane -