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Tâches ménagères : incursion chez les lavandières du fleuve Gambie
Jeudi 10/12/2009 | Posté par Aida Diop
Confrontées a un manque d’eau, situation très courante dans leur ville, bon nombre de Kédovines se retrouvent tous les jours sur les bords de la Gambie, pour la lessive. Elles répètent un geste venu du fond des âges.
Des femmes de tout âge, un simple pagne autour des reins, s’activant à faire le linge. C’est le spectacle qui se présente dans la ville, au bord du fleuve Gambie qui traverse la région. Ces femmes sont éparpillées le long du fleuve.La tâche s’effectue souvent en famille. Elle est ponctuée par des discussions et des éclats de rire. A Kédougou, et comme dans d’autres régions peutêtre, le linge au fleuve se fait avec les pierres jonchant le lit des cours d’eau. Les lavandières, après avoir plongé les habits dans l’eau, les enduisent de savon. Des deux mains, elles les frottent contre la pierre, de toutes leurs forces. Leur façon de faire la lessive, même si elle semble plus facile, pour le simple spectateur, nécessite beaucoup d’énergie, cependant. Confrontées a un manque d’eau, situation très courante dans leur ville,, bon nombre de Kédovines se retrouvent tous les jours sur les bords de la Gambie, pour la lessive. Elles répètent un geste venu du fond des âges.
Juste après les escaliers menant vers le fleuve, depuis l’un des campements, une vieille dame, la cinquantaine environ, fait la lessive. Une partie de son linge est entassée sur le sol. Elle est courbée, les pieds dans l’eau, jusqu’aux genoux. Elle s’est placée entre deux gros rochers, comme toutes les autres lingères, d’ailleurs. L’un des deux rocs est utilisé comme support. Sur l’autre sont posés les habits déjà lavés et attendant être étalés pour qu’ils sèchent. La dame fait des va-et-vient entre le fleuve et la berge pour le séchage des vêtements déjà lavés sur les arbres et prendre ceux qu’elle avait momentanément laissés hors du fleuve. Faire le linge à cet endroit est une habitude pour certaines femmes. Elles trouvent que c’est plus pratique. Cependant c’est une contrainte pour d’autres. A Kédougou le manque d’eau est un problème récurrent, à cause du sol rocailleux. Ainsi
le fleuve est le meilleur recours pour ceux qui n’ont pas de l’eau courante. Ces femmes n’ont pas toutes le même statut. Certaines font le linge pour leur mari et leurs enfants, alors que c’est un gagnepain pour d’autres.
Aïda DIOP
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