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Tourisme : Dindéfélo et Niokolo Koba bien cotés
Jeudi 05/11/2009 | Posté par Adama Dieng
Pour l’accueil, il y a les campements. Leur architecture rappelle l’habitat traditionnel. Les sites eux sont d’une grande beauté, notamment les chutes de Dindéfélo. L’hospitalité de la population, elle, est légendaire.
C’est véritablement le bout du monde. Kédougou est une région très peu urbanisée. Elle est aussi enclavée et très éloignée de la capitale. La température y est quasiment toujours élevée. Mais cela ne décourage pas les touristes. Ils viennent d’Espagne, pour la plupart. En témoigne Andréo, originaire de Barcelone et qui séjourne au campement Chez Diao, qui appartient à l’international sénégalais Salif Diao.Pour Andréo, la ville est calme et les populations sont hospitalières. « J’apprécie les plats locaux, comme le mafé et le fonio », ajoute-t-il dans un grand sourire, et un français chantant, teinté d’un accent espagnol prononcé. Son compatriote Marco, du campement Le Relais donne plus de précisions : «Je suis venu principalement pour voir les chutes de Dindéfélo et pour visiter les mines de Sabodala. Mais je trouve la ville très belle et agréable». Selon l’adjoint au maire, Amadou Wagué, les touristes sont surtout attirés par la beauté du paysage, la diversité culturelle, la faune et la flore de la région. En effet, la cascade de Dindéfélo et le parc du Niokolo- Koba sont très prisés par les étrangers qui viennent visiter ces sites célèbres. Aujourd’hui le tourisme complète les activités traditionnelles (agriculture, extraction de l’or).
SÉCURITÉ ASSURÉE
Les campements touristiques sont un moyen de lutter contre le sous-emploi et la pauvreté, en général. Ils contribuent au recrutement des jeunes, même si Kédougou offre une main-d’oeuvre pas très qualifiée. Mais depuis 2008, des séminaires de formation sont organisés pour professionnaliser les gérants de campements. La gestion de ces réceptacles touristiques est une activité génératrice de revenus. Pour la restauration, par exemple, ce sont les produits locaux qui sont utilisés. Cela augmente le chiffre d’affaires des femmes maraîchères. Les campements sont gérés par une Commission auxiliaire de protection civile, chargée d’y effectuer des visites de contrôle et de prévention Elle vérifie l’application des mesures de sécurité et d’hygiène. Elle est composée des chefs de services techniques des départements qui font des recommandations et des prescriptions aux gérants des campements, dans le but de les amener à mieux sauvegarder leurs investissements et à sécuriser la population et les hôtes. Les gérants de campements sont tenus de respecter la réglementation en vigueur pour ne pas avoir de démêlés avec la préfecture.
Adama Dieng
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Par Anonyme