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Tout sur la sortie de la 38e promotion du CESTI

Lundi 15/11/2010 | Posté par Mamadou Sane

Lundi dernier, le Cesti a honoré les 37 étudiants de sa 38e promotion à l’Université Cheikh Anta Diop. Mamadou Sané revient sur la cérémonie de remise des diplômes aux nouveaux journalistes qui ont pour parrain Babacar Sine. Voici son récit.

J’avoue que,  la veille, c’est-à-dire le dimanche, j’avais du mal à trouver le sommeil. Je ne cessais de penser à la cérémonie du lendemain. C’est lundi et tout le monde a quelque chose à faire.

Déjà, dans un coin de ma tête, je me disais que tous mes invités ne seront pas présents au grand amphithéâtre de l’Ucad pour la réception de mon diplôme supérieur en journalisme et communication. Un moment unique. Mais bon, on n’y est pas encore ; essayer de dormir et être sur pieds dès les premières heures de la matinée s’imposait.

07h00 : c’est l’heure du réveil. Il était des plus difficiles car je me suis mis tardivement au lit et je n’avais pas du tout sommeil. Je ne cessais en fait de penser à ce jour solennel pour moi et mes camarades et futurs confrères et consœurs, assis sur le rebord de mon lit. Mais il fallait chasser tout cela de mon esprit et aller prendre une bonne douche. Un quart d’heure plus tard, me voilà devant ma tenue de cérémonie. Drôlement petite pour mon poids et ma taille. On me l’avait confectionné sans mesure. Ce qui est risqué. N’empêche, j’ai tout fait pour l’enrôler.

Dix minutes plus tard, me voilà en compagnie de mes potes et camarades, Ousmane et Laye. Même si notre maison et l’école ne sont pas très distantes, on n’a tenu à y aller en taxi. Le jour est sacré et il faut l’honorer. A  l’école, les premiers venus avaient fini d’enfiler leur toge. On immortalisait déjà ces moments par des photos. C’est dans ce brouhaha qu’intervient Madame la Directrice pour nous demander de nous dépêcher et de prendre place à bord du bus pour la cérémonie. Mon téléphone sonne : ma famille est dans les parages.

L’émotion est lisible sur tous les visages à mesure qu’on s’approche du lieu de la cérémonie. Dehors, on se succède devant l’objectif des nombreux appareils photos rassemblés à cette occasion. En coulisse, on avait hâte de découvrir le public qui a fini de prendre place dans la salle. Hâte d’être la cible de tous les regards. Pour une fois, on va parler de nous. Pour une fois je ne suis pas obligé d’écrire un article à la fin de cette manifestation. Je suis libre comme l’air pour la journée.

En file indienne, les 37 étudiants parrainés par Babacar Sine et bientôt récipiendaires que nous sommes, entrons dans la salle. La 38 e promotion est forte de cinq nationalités : guinéenne, gabonaise, camerounaise, malienne et sénégalaise. 14 en Télé autant en Presse écrite et 9 en radio. Parents, frères et sœurs, amis et proches, anciens du Cesti, professeurs et étudiants avaient fini de prendre place, dépliants en main. Je fais un signe de main les membres de ma famille, les larmes remplissent mes yeux en voyant le sourire collectif qu’ils m’expédient.

La cérémonie, comme les années précédentes, est présidée par Moustapha Guirassy, ministre de la Communication, des Télécommunications et porte-parole du gouvernement. A ses côtés, il y avait le Pr Saliou Ndiaye, recteur de l’Ucad, Mme Eugénie Rokhaya Aw Ndiaye, directrice du Cesti, Dr Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien de l’école…Du beau monde.

Anita Fatima Kane, notre porte-parole du jour, a reçu l’ovation du public au terme de son brillant discours. Elle a été relayée au pupitre par la directrice du Cesti et le recteur. Le ministre Guirassy depuis le siège central qu’il occupe, a clôturé la liste des orateurs. Y a eu quoi juste après ? Ah ! Il fallait faire vite, la remise des diplômes a immédiatement suivi. Dans l’ordre, le presse écrite, suivie des gars de la télé ensuite nos amis de la radio. Sans perdre de temps, tout ce beau monde prend la direction de l’école pour les réjouissances.

Débarrassés de nos toges qui nous donnaient chaud, chacun s’occuper à servir ses invités quitte à ne rien avoir à manger après leur départ. Ils sont les rois et il faut les servir à volonté. Les salles de cours ont servi pour l’occasion de réfectoire. C’est peut-être les maux de tête que je ressentais qui ont fait que je n’ai pas beaucoup apprécié le gueuleton. Du coup, je ne sais pas trop, comment s’est terminée la fête puisque j’ai quitté avant les autres. Mais une chose est sure : elle fut belle. Bon vent à tous mes camarades.

Mamadou Sane -