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Un bout de Mali au coeur de Dakar
Mercredi 20/05/2009 | Posté par Kyra
Situé sur la Place du Tirailleur, près de la gare de Dakar, le marché Lamine Diack regroupe des maliens et des sénégalais. Une bonne entente et une parfaite harmonie règne entre les vendeurs qui se disputent les clients dans un total fair-play. Bintou nous fait découvrir cette exemple d’intégration sous-régionale
Il est 14h30 au marché de la gare. Malgré la chaleur accablante de ce samedi après-midi, un monde fou y grouille. Dès votre arrivée sur les lieux, des jeunes hommes se disputent votre attention. Ils vous proposent de vous amener découvrir du thioup digne de ce nom. Ce sont alors des « Miss ! Qu’est-ce-que vous voulez ? Du thioup ? Je vais vous en montrer de très beaux », déclamés dans un wolof (langue dominante au Sénégal) avec un fort accent malien. Ils sont nombreux les vendeurs à la sauvette et ceux assis près de leurs étalages à interpeller et à se disputer les clients. Les parasols servant d’abris aux vendeurs et les étalages de thioup et divers autres produits font figure de décor.
Le marché est plus connu sous le nom de "marché Mali" ou "malien" car en plus des produits provenant de ce pays voisin du Sénégal, il y a beaucoup de vendeurs maliens. Salimata Coulibaly et Oumar Keita en font partie. La première est une parfaite illustration de l’intégration africaine. De teint noir d’ébène et de taille moyenne, elle parle un wolof clair et limpide, comme une sénégalaise. Elle ne veut pas entendre parler de distinction entre sénégalais et maliens : « Nous sommes des maliens-sénégalais. Tous les vendeurs d’ici sont des frères. Nous n’avons aucun problème entre nous. Ici, au marché Mali, c’est l’entraide et la fraternité qui est de mise », nous dit-elle. Même cas de figure pour le deuxième nommé. La trentaine, bien bâti, il révèle : « Moi, je vis avec un collègue sénégalais, nous partageons la même chambre que nous payons ensemble. Les marchands sénégalais nous ont bien accueillis. Nous avons une bonne entente, une fraternité ».
Cependant, le nom du marché trouve aussi son sens dans la provenance des marchandises. Ces produits, réputés être de bonne qualité viennent pour la plupart du Mali et quelques fois du Burkina Faso. Ils sont très prisés par les clients. Codou Faye, la quarantaine bien sonnée, de teint clair, est établie sur les lieux depuis belle lurette. Elle confirme : « Nous allons chercher nos produits au Mali et au Burkina Faso parce que c’est de meilleure qualité. Les maliens sont les meilleurs dans le domaine de la teinture car leurs eaux ne sont pas salées ». Elle explique aussi que ses déplacements ne sont pas systématiques : « Quand on a de la famille là-bas, ils nous envoient la marchandise. Sinon, nous nous organisons en coopérative, nous envoyons quelqu’un acheter les produits et ensuite nous nous partageons les marchandises ». Interpellée sur l’intégration des maliens, elle répond « les maliens ont été les premiers à nous adopter. Et en bons sénégalais, connus pour notre hospitalité légendaire, nous les avons bien accueillis et intégrés ».
Le "marché gare" ou "marché malien" connu pour son thioup de bonne qualité est un véritable melting-pot. Dans une ambiance bonne enfant, les vendeurs discutent entre eux et les rires fusent de partout. Malgré une délocalisation probable qui est dans l’air depuis quelque temps.
Kyra -
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Réactions des internautes
Jeudi 21 Mai 2009, 09:55
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un défi à relever
c'est avec gourmandise que j'ai dégusté cet article. J'espère que ton message sera entendu par les dirigeants. Les peuples d'Aftique sont condamnés vivre ensemble.Répondre -
Jeudi 21 Mai 2009, 09:57
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un défi à relever
c'est avec gourmandise que j'ai dégusté cet article. J'espère que ton message sera entendu par les dirigeants. Les peuples d'Aftique sont condamnés à vivre ensemble.Répondre -