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Un combattant de la liberté n’est plus.
Lundi 23/11/2009 | Posté par Papa Keita
Le journaliste et syndicaliste Alpha Sall est décédé à l’âge de 57ans
J’ai eu un week-end mouvementé. Un dimanche gâché. Et un réveil brutal, lorsque j’ai appris à travers la Radio futur médias dans l’émission Remue ménage, la disparition de l’éminent journaliste doublé de syndicaliste, Alpha Abdallah Sall.Un homme simple, affable et courtois. Certes, je ne le connaissais pas personnellement, mais j’ai eu à apprécier son action dans le champ médiatique, à chaque fois que la profession journalistique est agressée par les ennemis de la liberté de presse.
Tout jeune, avant de faire mes humanités au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), je le voyais porter haut le flambeau de la préservation des libertés individuelles, marchant pour la libération d’un journaliste embastillé dans l’exercice de la profession, ou dénonçant avec la dernière énergie les persécutions dont font l’objet ses confrères.
Il était de ceux qui m’ont fait aimer le journalisme. Par ses prises de position justes et mesurées. Sans passion ni haine, il a toujours su porter devant les autorités la bonne parole : les journalistes ne sont pas les ennemis du pouvoir politique.
Bien que travaillant dans une boîte du service public l’Agence de presse sénégalaise (APS), il n’a jamais monnayé ses convictions syndicales pour satisfaire les désidératas des autorités politiques. Alpha a été de tous les combats. Journaliste émérite et syndicaliste dévoué, il était le prototype des vaillants combattants de la liberté d’information à l’instar de Norbert Zongo au Burkina Faso.
Alpha Abdallah Sall, 57 ans, a présidé pendant de longues années aux destinées du SYNPICS (Syndicat des professionnels de l’information et de la communication), avant de passer la main en 2006 à Diatou Cissé. Il a fait toute sa carrière à l’Agence de presse sénégalaise (APS) et laisse une femme et plusieurs enfants.
M. Sall assurait jusque-là les fonctions de coordonnateur du Projet de renforcement des capacités (PRC) de l’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO), basé à Bamako. Il avait intégré ce projet après son départ de la tête du SYNPICS.
Papa Keita
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Réactions des internautes
Lundi 23 Novembre 2009, 16:14
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Que la terre de Yoff lui soit légère. Je présente à tous les hommes de médias mes plus sincères condoléances. Merci doyen, vous qui nous avez fait aimer le métier.Répondre -