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Un Fort mal en point
Mercredi 27/01/2010 | Posté par Papa Keita
Le Fort de Podor et le quai représentent une ancienne présence de la France à Podor. Cet édifice, malgré son caractère symbolique de la colonisation est dans un état de dégradation très avancée. Podor était capitale de l’ancien royaume de Tékrour établi au XIème siècle.
«Selon la tradition orale, Podor doit son nom aux pots d’or provenant de l’empire du Ghana pour y être troqués contre les épices apportées par les Maures durant le commerce transsaharien», a noté le conservateur honoraire du Fort, Abderrahmane Niang.Véritable carrefour, cette cité qui se dresse à la frontière entre les Etats maures et noirs, va jusqu’au XVIIe siècle asseoir sa puissance sur le commerce continental.
C’est Faidherbe au XIX ième siècle, sous le gouvernmeur Protêt, qui avait ordonné la construction des infrastructures à Podor, notamment le fort dont les travaux durèrent du 27 mars au 1er mai 1854. De nombreux esclaves y trouvèrent la mort.
La position stratégique de Podor, considérée comme une plaque tournante de l’or en Afrique de l’Ouest, poussa les colons à « mettre sur pied un quai sur le fleuve Sénégal pour transformer le lieu en véritable comptoir commercial. Cela va accentuer les échanges des matières premières (de l’ivoire, de la gomme arabique, de l’or, de produits artisanaux et manufacturés) qui reposaient sur le trafic fluvial », renseigne M. Niang.
Les populations autochtones vivaient de leur agriculture dont les produits étaient exportés vers la métropole et les zones de production d’arachide par les bateaux et pirogues assurant le commerce entre les différentes zones du fleuve Sénégal.
Sécurisée, Podor devint un important pole d’échange entre la Mauritanie, le Sénégal et le Soudan Français (actuel Mali) grâce à un commerce prospère de la gomme arabique, de l’or, de produits artisanaux et manufacturés.
Le conservateur du Fort, Mr Niang invite Les autorités à «réhabiliter ses sites historiques qui doivent être sauvegardés pour permettre à la commune de tirer profil des recettes qui proviennent du tourisme».
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Par MG