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Un weekend chez les étudiants
Dimanche 03/05/2009 | Posté par Mamadou Barry
Le weekend, le campus de l’Université de Dakar a un autre visage. Si les rues et ruelles sont pratiquement désertées, certains endroits sont pris d’assaut par les étudiants qui ne sont pas allés en famille. Mamadou décrit
La fin de semaine arrive, c’est le moment pour les Etudiants de jouir du peu de temps libre qui leur est offert. Samedi, le soleil décline vers l’occident, le vent souffle pour rafraichir la journée. Le campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar devient plus mouvementé que d’habitude. Des étudiants qui portent des sacs de voyage se ruent vers la sortie de l’Université pour se rendre en famille pour la fin de semaine.
Abdou Diop estime que « après une semaine de cours, il faut rendre visite aux parents qui ont besoin de nous ». D’autres, par contre, comptent volontairement passer leur weekend au campus. Parmi ces derniers, il y en a plusieurs qui sont contraints d’y rester parce qu’ils viennent de loin et n’ont souvent pas de proches parents dans la capitale. Le soir commence à tomber, dans les couloirs des pavillons à moitié désertés, plusieurs étudiants téléphonent à leurs copines, le plus souvent étudiantes comme eux, pour obtenir des rendez-vous. « Il est préférable de passer son weekend auprès de sa bien aimée que d’aller suivre des matchs qui se jouent en Europe », dit Boubacar Mbengue. Tandis que ceux qui n’ont pas de copines au sein du campus se précipitent vers les salles de télévisions de L’Ecole Inter- Etat des Sciences de Médecine Vétérinaire (AISMV) communément appelé "Véto" en vue de suivre un match de football européen. C’est le cas de Modou Ndiaye qui affirme que « n’ayant pas de copine et nulle part où aller, c’est le seul endroit de distraction vu que le campus est morne durant la fin de semaine ».
Il y a deux salles : une qui est plus étroite en haut et une autre en bas qui est plus large et est disposée tel un bar. Hormis le téléviseur muni d’un décodeur, il y a un énorme comptoir pour les buveurs, un véritable lieu de défoulement pour les étudiants. A 18h, ils arrivent sur les lieux un à un pour occuper le peu de places assises. Juste devant le poste de télévision se trouve un bon nombre de chaises toutes réservées par les étudiants locataires du pavillon de "Véto" qui sont en majorité des Africains de différentes nationalités. Aliou Diallo, arrivé très tôt sur les lieux, me dit : « Parfois on se passe du dîner pour venir occuper les places assises. Après le match, je m’achèterai peut-être quelque chose à manger dans les cantines bien que c’est plus cher ».Un peu plus tard, aux alentours de 19h30, les étudiants qui ont fini de se restaurer se ruent vers les salles de télé qui sont aussitôt remplies.
Ainsi, l’ambiance monte d’un cran et la salle devient bruyante à tel point que l’on entend plus les commentaires du match. Le comptoir est entièrement occupé et la bière coule à flot. Le gérant adore l’ambiance qui y règne du fait que « le Samedi, la clientèle est nombreuse et la salle plus animée ». Mais, cette "beuverie" pousse parfois au dérapage. Dans l’assistance, les rivalités sont énormes entre les supporters des différentes équipes. Ici, les équipes qui sont particulièrement supportées sont Barcelone, le Real de Madrid, Manchester United, Chelsea, Milan et Liverpool. Les supporters se disputent et profèrent des insultes au point de vouloir en venir aux mains. Cependant, ils finissent par se maîtriser et le climat s’apaise. Les cris, les applaudissements et les huées suite au moindre dribble ou but retentissent dans la salle et même sur le campus. On trinque avec les bouteilles. A la fin de la rencontre, les tensions se dissipent et on assiste à une véritable communion entres les protagonistes.
Ce qui est le plus frappant, et reste le plus important dans cette salle, c’est la réalité de l’intégration africaine. C’est du moins l’avis de Joseph Gohou qui estime qu’ « ici, on a la possibilité de se réunir entre jeunes de nationalités différentes pour partager notre joie et communier ». Et, l’étudiant ivoirien de conclure : « Loin des rivalités africaines, ici il n’y a de distinction ni de nationalité ni de religion. On est une vraie famille !».
Mamadou Dian Barry
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Réactions des internautes
Samedi 9 Mai 2009, 18:41
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ucad, une bombe démographique!Répondre -