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Victimes réclament justice…
Vendredi 11/12/2009 | Posté par René L. Fonséca
Qu’attend le Sénégal pour juger l’un des plus grands dictateurs d’Afrique? Cet ancien président est accusé d' être le meurtrier de milliers de personnes. Actuellement, l’homme dort tranquillement dans un mini château dans le quartier le plus chic de Dakar. Viser la suite
L’affaire est d’autant plus grave. Voila 19 ans que l’ancien président et dictateur du Tchad Hissen Habré s’est exilé au Sénégal, alors que ses victimes cherchent à le traduire en justice. L’affaire est même gravissime.
L’ancien dictateur a été inculpé une première fois au Sénégal en février 2000 pour crimes contre l’humanité et actes de tortures. En terme clair, il est présumé être responsable - alors qu’il était président - de 40 000 assassinats politiques et d’avoir torturé 200 000 personnes. Pis, la commission d’enquête fait état de plus de 80 000 orphelins et 30 000 veuves. L’affaire est grave. Le peuple tchadien qui a été marqué par ce régime « habrécriminel » réclame justice. Qu'elle soit donc faite! Et dire que les juridictions Sénégalaise se sont déclarées incompétentes pour des raisons – je ne sais pas- d'interférences politiques. Quel honte !! Il a fallu que les victimes se tournent vers la Belgique, qui au bout de quatre années d’enquête a inculpé à son tour, Hissen Habré en 2005. Finalement en 2006, l’Union africaine demande au Sénégal « de faire juger, au nom de l’Afrique Hissen Habré ». Une première en Afrique. Ce que le président Wade a accepté.
Mais tout d’un coup, un blocage se fait sentir. Une plainte jadis déposée par quatorze Tchadiens devant le procureur général de la cour d’appel est bloquée par sa hiérarchie : bien évidemment par les autorités « ch »énégalaises. Surprise!! Ces dernières annoncent qu’elles n’engageraient aucune poursuite avant de recevoir 28 millions d’euros de la part de la communauté internationale.
En effet, qu’on le dise ou non, l’Etat du Sénégal a toujours retardé ce dossier. Peut être pour des raisons qui lui sont propres. Bref, le Sénégal a toujours argumenté que la question du budget constitue la pierre d’achoppement dans ce dossier. Ce qui, à mes yeux, n’a jamais justifié l’immobilisme du pays de Wade dans cette affaire. D’autant plus que les bailleurs de fonds ont déjà consenti à aider le Sénégal à financer ce procès.
Néanmoins, l’espoir renaît petit à petit après que les termes de référence pour un jugement équitable du dictateur soient validés. L’Etat du Sénégal a donc finalisé ses propositions financières. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que le financement soit acquis. Et que Hissen Habré soit jugé une bonne fois pour toute. Et qu'en fin de compte justice soit faite. Au nom de la justice !!!
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Par Anonyme