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Wyclef Jean: "le combat vient de commencer"
Samedi 11/12/2010 | Posté par gata doré
Venu prendre part au 3e Fesman, l’artiste américain d’origine haïtienne Wyclef Jean a fait face à la presse quelques heures avant le début de la cérémonie officielle. Les raisons de sa présence, ses projets et la situation en Haïti, la star dit tout.
« Je ne suis pas là pour les applaudissements mais plutôt pour nouer des alliances avec le Sénégal ». C’est ce qu’à annoncer Jean Wyclef dans une conférence de presse, ce vendredi 10 décembre dans les locaux d’un maquis de la place.
Accompagné de Rockmond Dunbar (l’un des acteurs de Prison Break), de DJ Awadi (artiste sénégalais), Wycelf n’est pas allé par le dos de la cuillère. « C’est dure pour moi actuellement, car il y a des élections qui accablent mon pays (Haïti). Ils nous ont volé nos voix ». Avant la série des questions des journalistes et autres artistes présents, Jean Wyclef a tenu à remercier le président sénégalais pour la main tendu aux étudiants haïtiens. Il a précisé que c’est la première fois qu’il foule le sol sénégalais et ce, grâce à l’acte fraternel de Me Wade.
Interrogé sur la situation sociopolitique en Côte d'ivoire et dans son pays, wyclef souligne : «je ne suis pas là pour commenter les révolutions en Afrique. Mais, il est très important pour les Africains de choisir leur président librement. J’ai opté pour la politique, parce que l’histoire de mon pays n’est qu’une succession de coups d’Etat. Et des milliards de dollars entrent en Haïti mais on ne voit aucune trace de développement avec la corruption accentuée». Plus loin, il in que tous les hommes d’Etat africain devraient le reconnaître comme un espoir pour la nouvelle génération de son pays (Haïti).
Pour sa candidature rejetée pendant l’élection présidentielle de son pays, l'artiste, habillé en tenue africaine, martèle qu’il ne baisse pas les bras et que le combat ne fait que commencer. « 80% de la population haïtienne ne savent ni lire ni écrire et les 70% sont des jeunes. Je continuerai à me battre jusqu’à ce qu’il y ait une éducation gratuite pour tout le monde », assure-t-il.
Tournant vers le mouvement Hip Hop du Sénégal, le chanteur américano-haïtien affirme droit dans les yeux des jeunes rappeurs présents que la clé de la réussite est l’originalité. « Les clips américains ne sont pas des modèles à suivre, car ce qu’on vous montre à la télé n’est pas de la réalité. Ce n’est que de la simulation. Le rap n’est pas synonyme de violence. C’est après la mort de Tupac et de Notorious qu’on a compris que la violence n’était pas un chemin à suivre. »
En ce qui concerne le 3ème Festival mondial des Arts Nègres, Jean Wyclef tient un concert V.I.P le samedi 11 décembre au monument de la Renaissance africaine. Mais pour être prêt du bas peuple, il prévoit un concert gratuit avant de rentrer.
Sur ses projets futurs, Wyclef a été on ne peut plus clair. « Je ne suis pas là pour les applaudissements mais plutôt pour nouer des alliances avec le Sénégal. Je compte dans un bref avenir investir en Haïti et au Sénégal, plus particulièrement dans l’hôtellerie avec des hommes d’affaires sénégalais »
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Par Anonyme